Summer '09: Destination Scotland
Cet été j’ai entrepris, en compagnie de Valentine (parce que Valentine c'est ma copine), un petit voyage au Royaume-Uni et j’ai passé deux semaines en Écosse. C’est cool l’Écosse. Il pleut (et quand il pleut pas il neige), ils ont un accent bizarre et ils mangent des trucs dégueu. (Ça donne envie nan?) Tout de suite, plongeons nous dans le palpitant récit de nos tribulations écossaises.
First part:
Parties de Bristol (où on avait passé une semaine pour rendre visite à des amis), nous prenons l’avion et atterrissons le lundi 17 août à Glasgow, la plus grande ville d’Écosse.
Dans l'aéroport, on nous souhaite la bienvenue en gaélique sur des panneaux : Fáilte Gu Alba ! et on récupère nos bagages, puis on va prendre le bus pour se rendre au centre-ville et soudain...
– PREMIER CONTACT –
Le chauffeur du bus. Il était adorable et m’a donné de fantastiques explications qui auraient certainement été très utiles si je l’avais compris. Oui, car les Écossais ont un accent. Un FORT accent. Et quand t’as vécu avec des familles posh de Londres, t’es pas trop habitué. Toutefois, l’accent écossais est EXTRÊMEMENT sexy, et encore plus lorsqu’il est parlé par des spécimens dans ce genre : Ο
Tant bien que mal, nos sacs de voyage au dos, on arrive à l’auberge de jeunesse où il y a une statue de la Liberté devant la porte (mais on la voit pas sur la photo). On est tellement crevées qu’on la remarque pas avant le lendemain après-midi, c’est vous dire l’état.
On rencontre Matt, un gars
de Manchester qui aide à l’auberge de jeunesse, et Colin, le propriétaire de l’auberge, qui a une (légère) tendance à la diarrhée verbale et qui nous « divertit» à force d’informations
et de conseils plus passionnants les uns que les autres. Il nous invite à prendre l’apéro (il est 22 heures) sur la "terrasse" où on rencontre deux Parisiens dont les noms m'échappent mais ça
devait être quelque chose dans le genre Pierre et Matthieu (qui se sont vus dire "I love you guys, because you the French people kicked them arse to the English!" par Colin), Zeek, un afro-américain de Louisiane (USA),
et Shnürgeblük, un géant blond à lunettes du Danemark. (Il s’appelait pas Shnürgeblük en fait, mais comme on a jamais compris son nom même après qu’il nous
l’aie répété environ huit fois, on va l’appeler Shnürgeblük.) On prend donc l’apéro (= On nous fait boire du whisky de Louisiane amené par Zeek) et la conversation s’éternise. Au moment où on fait mine de vouloir aller
se coucher, Colin l’aubergiste
nous emmène en compagnie des deux Parigots visiter sa « collection française ». On monte quelques escaliers et il nous présente sa « collection » : des copies de
peintures de moments-clés de l’histoire française, du genre couronnement de Napoléon ou décapitation de Marie-Antoinette, j'en passe
et des meilleures. On reste autant de temps qu’il est humainement possible de tenir (parce qu’on veut pas être impolies non plus pour notre première soirée en scottish land) et on s’arrache pour
se réfugier dans notre chambre et aller au dodo.
Le mardi, on part (sous la pluie, ça t'étonne?) à la découverte de la ville. On va voir l’Université puis on se rend sur Sauchiehall Street où on va manger aux « Willow Tearooms », un salon de thé décoré par l’architecte Charles Rennie Mackintosh, un architecte et designer écossais.
On se balade sur Buchanan Street
et George Square, puis on fait les courses chez Tesco et on rentre à l’auberge de jeunesse. On se fait un petit soûper (pâtes à la sauce tomate, notre menu plus ou moins
invariable pour les trois semaines qui vont suivre) et on se prépare pour sortir. On va se poser dans un O'Neills (oui, je sais, "si c'est pas malheureux d'aller dans un pub irlandais en Écosse") et c'est la cohue, car
c'est un soir de match extrêmement important, le Celtic Glasgow contre Arsenal, c'est-à-dire Écosse
contre Angleterre, et je peux vous dire que l'ambiance est chaude. Fin du match (et Glasgow a perdu, ouille ouille ouille) et on va retrouver un petit groupe de l'auberge de jeunesse:
Matt (le co-gérant de
Manchester), Blik et Blök (des
jumeau-jumelle de Finlande), Schnürgeblük (le géant bigleux Danois) et Sonia
du Portugal. On va dans un bar, et étant mardi, c'est une student night. Par conséquent, tous les cocktails à base de vodka et toutes les
bières sont à 75% du prix normal. Par conséquent, on boit beaucoup. Par conséquent, Julie et Valentine deviennent très vite smashed
(traduction: légèrement pompettes).
On va ensuite dans un club (pas un club de golf, non, une boîte de nuit), et là,
Le groupe raisonnable (en taille, pas en comportement) que nous sommes prend totalement possession du dancefloor. D'ailleurs, notre chorégraphie sur cette charmante chanson fut plutôt mémorable.
Avec la veine qui nous caractérise, nous rencontrâmes même des autochtones. Des Glaswegians, des vrais. Avec un sale accent bien écossais.
Le mercredi dans la matinée (ok, aux environs de midi), après nous être repues de pizza, nous allons voir la cathédrale Saint-Mungo, et un homme en kilt nous y accueille en nous donnant quelques explications. Ensuite, balade dans la vieille ville puis on va s'asseoir un moment dans Glasgow Green, un parc. Où on se fait aborder par des êtres saugrenus qui refoulaient gravement du goulot semblaient avoir mangé quelque chose à base de poisson, chaussettes sales et alcool, et qui nous accostent avec ces mots: "Vous parlez françois?" (Tels furent leurs propres mots, en français. C'étaient donc des SDF cultivés.) Suite de la balade au bord de la rivière Clyde, puis rentrée à l'auberge de jeunesse. Re-pâtes sauce tomate (je l'avais bien dit) et re-sortie, mais pas très longtemps.
Le jeudi, visite du Kelvingrove Museum and Art Gallery puis repas de midi dans un pub écossais et ensuite on se rend sous une pluie battante au Museum of Transport. On se dirige vers les rives de la Clyde et on passe à côté du Clyde Auditorium. Retour à l'auberge de jeunesse sous un déluge torrentiel, séchage d'habits, pâtes-sauce tomates et préparation pour sortir. On va dans un bar en compagnie de Sonia et on y retrouve un Glaswegian (habitant de Glasgow) rencontré le mardi soir. Il nous emmène Val et moi dans un club "rock", que je décrirais comme une antre emplie d'êtres humains (toutefois des doutes subsistent à l'égard de certains spécimens observés) pour la plupart dotés d'une chevelure abondante (avec un légère propension à la graisseur dans la majorité des cas) se trémoussant furieusement et se secouant frénétiquement au son de "musique" slightly agressive à mon goût.
Toujours est-il que la soirée fut fort divertissante et que nous allâmes nous coucher assez tôt. (Comprendre tôt le matin suivant, c'est à dire le vendredi.)
Vendredi matin, réveil aux aurores (8h00) pour se rendre à la Buchanan Bus Station où nous prenons le bus de 8.45 am qui nous emmène à Edinburgh. Mais ceci est une autre histoire...
Cette se