Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /Nov /2009 22:14

Summer '09: Destination Scotland 


    


Cet article constitue la première partie d'un récit intitulé: 
"Les aventures de Valentine et Julie au pays des Lochs, de Nessie et des hommes en jupe"

Cet été j’ai entrepris, en compagnie de Valentine (parce que Valentine
c'
est ma copine), un petit voyage au Royaume-Uni et j’ai passé deux semaines en Écosse. C’est cool l’Écosse. Il pleut (et quand il pleut pas il neige), ils ont un accent bizarre et ils mangent des trucs dégueu. (Ça donne envie nan?) Tout de suite, plongeons nous dans le palpitant récit de nos tribulations écossaises.
 

First part:
Parties de Bristol (où on avait passé une semaine pour rendre visite à des amis), nous prenons l’avion et atterrissons le lundi 17 août à
Glasgow, la plus grande ville d’Écosse.

Dans l'aéroport, on nous souhaite la bienvenue en gaélique sur des panneaux : Fáilte Gu Alba ! et on récupère nos bagages, puis on va prendre le bus pour se rendre au centre-ville et soudain...

 – PREMIER CONTACT –

Le chauffeur du bus. Il était adorable et m’a donné de fantastiques explications qui auraient certainement été très utiles si je l’avais compris. Oui, car les Écossais ont un accent. Un FORT accent. Et quand t’as vécu avec des familles posh de Londres, t’es pas trop habitué. Toutefois, l’accent écossais est EXTRÊMEMENT sexy, et encore plus lorsqu’il est parlé par des spécimens dans ce genre : Ο

Tant bien que mal, nos sacs de voyage au dos, on arrive à l’auberge de jeunesse où il y a une statue de la Liberté devant la porte (mais on la voit pas sur la photo). On est tellement crevées qu’on la remarque pas avant le lendemain après-midi, c’est vous dire l’état.

On rencontre Matt, un gars de Manchester qui aide à l’auberge de jeunesse, et Colin, le propriétaire de l’auberge, qui a une (légère) tendance à la diarrhée verbale et qui nous « divertit» à force d’informations et de conseils plus passionnants les uns que les autres. Il nous invite à prendre l’apéro (il est 22 heures) sur la "terrasse" où on rencontre deux Parisiens dont les noms m'échappent mais ça devait être quelque chose dans le genre Pierre et Matthieu (qui se sont vus dire "I love you guys, because you the French people kicked them arse to the English!" par Colin), Zeek, un afro-américain de Louisiane (USA), et Shnürgeblük, un géant blond à lunettes du Danemark. (Il s’appelait pas Shnürgeblük en fait, mais comme on a jamais compris son nom même après qu’il nous l’aie répété environ huit fois, on va l’appeler Shnürgeblük.) On prend donc l’apéro (= On nous fait boire du whisky de Louisiane amené par Zeek) et la conversation s’éternise. Au moment où on fait mine de vouloir aller se coucher, Colin l’aubergiste nous emmène en compagnie des deux Parigots visiter sa « collection française ». On monte quelques escaliers et il nous présente sa « collection » : des copies de peintures de moments-clés de l’histoire française, du genre couronnement de Napoléon ou décapitation de Marie-Antoinette, j'en passe et des meilleures. On reste autant de temps qu’il est humainement possible de tenir (parce qu’on veut pas être impolies non plus pour notre première soirée en scottish land) et on s’arrache pour se réfugier dans notre chambre et aller au dodo.
 

Le mardi, on part (sous la pluie, ça t'étonne?) à la découverte de la ville. On va voir l’Université puis on se rend sur Sauchiehall Street où on va manger aux « Willow Tearooms », un salon de thé décoré par l’architecte Charles Rennie Mackintosh, un architecte et designer écossais.

On se balade sur Buchanan Street et George Square, puis on fait les courses chez Tesco et on rentre à l’auberge de jeunesse. On se fait un petit soûper (pâtes à la sauce tomate, notre menu plus ou moins invariable pour les trois semaines qui vont suivre) et on se prépare pour sortir. On va se poser dans un O'Neills (oui, je sais, "si c'est pas malheureux d'aller dans un pub irlandais en Écosse") et c'est la cohue, car c'est un soir de match extrêmement important, le Celtic Glasgow contre Arsenal, c'est-à-dire Écosse contre Angleterre, et je peux vous dire que l'ambiance est chaude. Fin du match (et Glasgow a perdu, ouille ouille ouille) et on va retrouver un petit groupe de l'auberge de jeunesse: Matt (le co-gérant de Manchester), Blik et Blök (des jumeau-jumelle de Finlande), Schnürgeblük (le géant bigleux Danois) et Sonia du Portugal. On va dans un bar, et étant mardi, c'est une student night. Par conséquent, tous les cocktails à base de vodka et toutes les bières sont à 75% du prix normal. Par conséquent, on boit beaucoup. Par conséquent, Julie et Valentine deviennent très vite smashed (traduction: légèrement pompettes).
On va ensuite dans un club (pas un club de golf, non, une boîte de nuit), et là,

C'EST LA FIN. 

Le groupe raisonnable (en taille, pas en comportement) que nous sommes prend totalement possession du dancefloor. D'ailleurs, notre chorégraphie sur cette charmante chanson fut plutôt mémorable.
Avec la veine qui nous caractérise, nous rencontrâmes même des autochtones. Des Glaswegians, des vrais. Avec un sale accent bien écossais.

Le mercredi dans la matinée (ok, aux environs de midi), après nous être repues de pizza, nous allons voir la cathédrale Saint-Mungo, et un homme en kilt nous y accueille en nous donnant quelques explications. Ensuite, balade dans la vieille ville puis on va s'asseoir un moment dans Glasgow Green, un parc. Où on se fait aborder par des êtres saugrenus qui refoulaient gravement du goulot semblaient avoir mangé quelque chose à base de poisson, chaussettes sales et alcool, et qui nous accostent avec ces mots: "Vous parlez françois?" (Tels furent leurs propres mots, en français. C'étaient donc des SDF cultivés.) Suite de la balade au bord de la rivière Clyde, puis rentrée à l'auberge de jeunesse. Re-pâtes sauce tomate (je l'avais bien dit) et re-sortie, mais pas très longtemps.

Le jeudi, visite du Kelvingrove Museum and Art Gallery puis repas de midi dans un pub écossais et ensuite on se rend sous une pluie battante au Museum of Transport. On se dirige vers les rives de la Clyde et on passe à côté du Clyde Auditorium. Retour à l'auberge de jeunesse sous un déluge torrentiel, séchage d'habits, pâtes-sauce tomates et préparation pour sortir. On va dans un bar en compagnie de Sonia et on y retrouve un Glaswegian (habitant de Glasgow) rencontré le mardi soir. Il nous emmène Val et moi dans un club "rock", que je décrirais comme une antre emplie d'êtres humains (toutefois des doutes subsistent à l'égard de certains spécimens observés) pour la plupart dotés d'une chevelure abondante (avec un légère propension à la graisseur dans la majorité des cas) se trémoussant furieusement et se secouant frénétiquement au son de "musique" slightly agressive à mon goût.
Toujours est-il que la soirée fut fort divertissante et que nous allâmes nous coucher assez tôt. (Comprendre tôt le matin suivant, c'est à dire le vendredi.)

Vendredi matin, réveil aux aurores (8h00) pour se rendre à la Buchanan Bus Station où nous prenons le bus de 8.45 am qui nous emmène à Edinburgh. Mais ceci est une autre histoire... 
Par Julyruby
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Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /Sep /2009 16:48

Cette semaine, un changement majeur s’est produit dans ma vie. J’ai entamé ce qui va constituer cinq années (si ce n’est plus) de glande dur labeur, je veux nommer l’Université.

Premier jour, les petits ‘première année’ que nous sommes participons à une journée d’information. Lors d’un des premiers discours de bienvenue, nous nous voyons déclarer qu’il est "normal que vous vous sentiez perdus. Vous avez certainement l’impression d’avancer dans le brouillard, n’est-ce pas ? Eh bien, sachez que ce brouillard perdurera jusque vers Noël, où il se transformera en brume, puis s’estompera gentiment."

Thanks a lot. Et bonjour chez vous.

 

Sinon, mon retour en Suisse* me pose toujours quelques (infimes) problèmes :

- Je persiste à vouloir regarder à droite avant de traverser la rue. Et pendant.

- J’ai tendance à vouloir quitter un bar sans avoir payé ma consommation.

- Parfois, j’oublie qu’ici les gens parlent ma langue, et que par conséquent si j’exprime mon avis sur l'épaisseur de la couche de beurre de cacahuète fond de teint de l’adolescente en face de moi dans le bus, les gens vont comprendre. Face de cacahuète y compris.

- J’ai perdu le sens du ridicule, et je ne suis plus habituée au regard des gens.
Du point de vue du comportement, (la distorsion se trouvant au niveau de mon cerveau) je n’y peux pas grand chose. Je continue donc à chanter et danser dans la rue.
D’un point de vue vestimentaire, quelques réajustements ont dû être faits : Le maillot de l’équipe écossaise de rugby, un leggings au lieu d’un pantalon et une minijupe sans collants ne sont plus acceptables comme éléments d’habillement ordinaires. D'ailleurs, tu comprendras que je me suis sentie quelque peu comme "un chien dans un jeu de quilles" lorsque je suis pénétrée dans la bibliothèque de l’Université en talons aiguilles.
Et il va sans dire que mes collants rose fuschia et vert électrique ont été remisés au placard.

 

En parlant d’habillement, il m’arrive de repenser à cette innocente période de ma vie aux environs de mes treize-quatorze ans, où pour moi et « ma bande », le summum de la sexyattitude consistait à faire ressortir son string du pantalon. À ce jour, je n’ai pas encore trouvé d’explication. Nous croyions sans doute œuvrer pour la cause féminine.

D’autres éléments (super fashion) de cette époque bénie me reviennent en mémoire : Les colliers et bracelets imitation « tatouage » qu’on mettait partout autour du cou et des poignets, les paillettes à yeux qu’on finissait par répandre sur le visage et le corps entier, le rose fluo… Je me rappelle même une période où quand des « boums » étaient organisées, nous (moi-même et mes copines, forcément) nous y rendions avec des lunettes de soleil sur la tête. Pas sur le nez, sur la tête. Tu as bien compris. Comme un accessoire tel serre-tête ou diadème.
 

Ne pose pas de questions. Mais tu peux me dire ce que tu en penses. Et si toi aussi, tu as vécu au Royaume-Uni, ou que tu es également passé(e) par des moments fashion étranges.

 

* Pour ceux et celles qui l’ignorent, j’ai vécu l’année précédente en Angleterre à Londres et travaillais en tant que jeune fille Au Pair dans une adoraaaaable famille. Rendez-vous ici : julyinlondon.skyrock.com pour lire les récits de mes folles péripéties et aventures londoniennes en tout genre (et ici: july-137.skyrock.com pour d'autre délires plus anciens). Je suis ensuite retournée trois semaines au Royaume-Uni pour les vacances, et autant dire que j’ai le mal du pays. Mais je me soigne. À base de quoi ? DE BRITISH ROCK’N’ROLL, BABY ! 

Clique sur les jolis caractères spéciaux que voici:             :)
 

Par Julyruby
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